Issu d’une formation en informatique, Elie Liberman est tombé dans la soupe du marketing client en lançant une des premières méga-bases consommateurs en Europe.
Il a ensuite plongé dans l’univers des agences, dans celui du marketing direct, du CRM et des techniques interactives.
C’est donc naturellement qu’il est devenu un acteur et un commentateur amusé de l’évolution du marketing de ces 15 dernières années (venez visiter son blog « 360,0 Client au centre »).
imagiin représente pour lui la promesse longtemps attendue d’un marketing efficace et intelligent.
Génie, à ton micro !!
Le Génie imagiin : Avez-vous entendu parler du concept de la Publicité Équitable, proposé par imagiin ?
Elie Liberman : : Oui, j’avais déjà repéré le concept imagiin sur la blogosphère.
Le Génie imagiin :Sauriez-vous le résumer en quelques mots ?
Elie L. : Il s’agit de trouver la bonne équation entre les messages des annonceurs et l’intérêt des consommateurs, entre le push et le pull, l’offre et la demande.
imagiin annonce un retour à un basique du marketing longtemps promis, jamais réalisé !
Le Génie imagiin : Le concept imagiinapporte une réelle rupture au sein du monde publicitaire, dans le sens où il propose pour la première fois un système de publicité équitable créant de l’intérêt aussi bien pour les consommateurs que pour les annonceurs. (Le consommateur bénéficie d’une publicité pertinente, respectueuse de son temps et valorisant son attention et l’annonceur a enfin la Certitude D’être Vu Compris et Mémorisé).
Qu’en pensez-vous ?
Elie L.: Intéressant !
Mais, comme toutes les ruptures, plus difficile à faire passer qu’il n’y parait.
Il y a des bénéfices évidents et d’autres sous-jacents : le fait que le consomm’acteur soit motivé permet une démarche commerciale et marketing beaucoup plus efficace, et le fait que le consommateur « se signale » permet à la fois de détecter sa phase d’achat et de réintégrer une notion rarement prise en compte mais fondamentale la temporalité du message (cf. ma théorie du on-ime marketing)… etc.
Les corolaires ne sont pas moins importants : en effet, ce type de démarche centrée sur le client fera progresser l’idée qu’une autre manière de concevoir le marketing est possible avec une efficacité budgétaire dont les entreprises ont vraiment besoin. De plus, les messages sont plus « justes » et comportent un intérêt plus important en évitant la lassitude du consommateur, préjudiciable à l’ensemble des annonceurs…
Mais pour avoir travaillé sur ce concept lors d’une étude financée par la CEE, je peux vous dire que le « on tartine massivement » et les vieilles habitudes ont la peau dure !
Bémol important, outre la résistance au changement, certains consommateurs n’expriment pas leurs besoins ou n’en n’ont simplement pas identifié leurs besoins. Dans ce cas une « stimulation plus classique » peut être nécessaire pour les satisfaire.
Le Génie imagiin :Pensez-vous que les consommateurs aient profondément évolué en ce qui concerne leur perception du système de diffusion publicitaire ? Qu’attendent-ils selon vous de la publicité aujourd’hui ? Elie L. : Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une conférence d’une société d’études qualitatives qui fêtait ses 20 ans, en nous expliquant l’évolution à laquelle ils ont assisté. Alors oui, je vous le confirme, ce n’est même plus à démontrer, les consommateurs ont changé !
Et la rapidité avec laquelle ils continuent de changer représente un challenge quotidien pour les entreprises. Celles qui ne l’on pas comprit vont dans le mur.
Les médias nous rabâchent les oreilles avec la crise, et avec le temps, les consommateurs l’on totalement intégré. La crise est aussi un prise de conscience, le début d’une vague de changement dans sa façon de consommer qui va bien plus loin que le doigt sur la zappette. La crise a favorisé l’émergence d’une quête de sens dans la consommation, d’authenticité dans la communication, de valeurs dans leurs relations aux gens et aux marques. Après avoir appris à décoder les messages publicitaires, ils veulent des messages vrais et à propos.
Le Génie imagiin : Vous qui connaissez de près l’univers publicitaire, pensez-vous qu’il est assez mûr pour amorcer ce changement de stratégie (rémunérer les consommateurs en l’échange d’une attention de qualité) ? Elie L. : Côté annonceur, il y aura toujours - comme du côté consommateur il y a toujours des pionniers - des « early adopters » et des retardataires.
Si on prend l’exemple de la « mode » actuelle du marketing client, cela fait plus de 15 ans que je travaille dessus. Les choses allant de plus en plus vite, j’ai bon espoir que cela dure moins longtemps. Mais de là à entrer complètement dans un système de rémunération de l’attention, il y a de la marge.
D’ailleurs pourquoi ne proposer qu’un seul modèle ? Ici comme ailleurs, la pensée unique est nuisible. Il est bien préférable de trouver un équilibre entre un ensemble de techniques inspirées du concept de base.
Le Génie imagiin :Quels conseils donneriez-vous àimagiin, pour améliorer sa communication ?
Elie L. : Pour diffuser plus largement un tel concept, il y a bien des techniques, blogs, livres, conférences, … etc. Mais avant tout, il faut clarifier le vocable « marketing équitable » car, dans un premier temps, on pense au marketing du commerce équitable avant de réaliser toute la profondeur de l’équité entre annonceurs et consommateurs. Cela dit, le territoire de communication est intéressant !
Sur le Net, nombreux sont les internautes qui revendiquent leurs talents d’artistes. Des millions de vidéos personnelles sont postées chaque jour dans l’espoir de se propager dans le monde entier et qui sait… rencontrer le succès ?
Hum… Pas toujours.
Les sites communautaires de diffusion massive tels que Youtube ou Dailymotion, regorgent de petites merveilles qui sont célèbres, mais pas pour leur qualité… plus pour leur potentiel humoristique !
Arrrf ! Nous sommes au milieu du mois d’Août et les linéaires ne cessent de se remplir de cartables, cahiers et autres fournitures scolaires.
Rien de plus agaçant que de sonner la rentrée avant l’heure !
Mais la pub, elle, anticipe déjà Noël…
Tant, qu’elle concocte déjà son cadeau pour Décembre 2009 : une rafale de marques au sein même de vos séries et films français préférés !
« Ricard » pour « Plus belle la vie » ou préservatifs « Durex » pour « Sous le soleil » : les marques vont devenir les véritables accessoires des fictions du petit écran. Une innovation radicale pour l’hexagone, dont les programmes n’ont jamais été adeptes du placement produit…
Alors, comment légiférer ?
Tout simplement en observant les pays qui ont déjà largement bénéficié de cette technique, tout spécialement outre atlantique.
Pour bien faire, Christine Kelly, membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, s’est déjà chargée d’interroger tous les acteurs concernés : chaînes de télévision, producteurs, agences de publicité, associations de consommateurs…
« Nous avons jusqu’au 19 Décembre pour établir des règles qui pour l’instant n’existent pas du tout. Il nous faut arriver à faire une synthèse qui est d’autant plus délicate qu’aucun des acteurs n’est d’accord sur le sujet.
Dans ces conditions, nous savons qu’il est quasiment impossible de convaincre tout le monde et qu’il faudra faire des choix et les assumer. Nous avons auditionné toutes les parties, c’est maintenant le temps de la réflexion et je ne ferme aucune porte », explique-t-elle.
Une chose est sûre, les émissions pour enfants, les journaux d’information et les documentaires seront épargnés. Et toutes les marques devront avoir leur propre générique, afin d’indiquer aux téléspectateurs le placement de produit.
Supprimer la publicité entre les programmes pour en replacer à l’intérieur…
Whaou ! Quel fierté d’avoir Greg au bout du clavier…
Récompensé en tant que blogueur d’or sur le podium wikio des blogs marketing français, ce jeune homme de 30 ans grouille d’idées ingénieuses et d’expériences 2.0. Directeur de la stratégie et de la communication chez l’agence Vanksen Group et rédacteur de « Sortez du cadre ! », Grégory Pouy nous fait l’honneur de répondre au questions de notre cher Génie.
Le Génie imagiin : Avez-vous entendu parler du concept de la Publicité Équitable, proposé par imagiin ? Sauriez-vous le résumer en quelques mots ?
Grégory Pouy : Oui j’ai déjà entendu parlé du concept à travers mes diverses lectures sur le web et je le résumerais ainsi : redonner de l’importance au consommateur en communiquant autrement.
Le Génie imagiin : Le concept imagiinapporte une réelle rupture au sein du monde publicitaire, dans le sens où il propose pour la première fois un système de publicité équitable créant de l’intérêt aussi bien pour les consommateurs que pour les annonceurs.
(Le consommateur bénéficie d’une publicité pertinente, respectueuse de son temps et valorisant son attention et l’’nnonceur a enfin la Certitude D’être Vu Compris et Mémorisé).
Qu’en pensez-vous ?
Greg P. :Il me semble très clair que les media de masse vont devoir céder de la place à une nouvelle forme de communication plus respectueuse du consommateur, tout simplement parce que c’est une demande des consommateurs et que les marques n’ont pas le choix.
Il y a diverses manière d’arriver à cet objectif, mais s’intéresser vraiment au consommateur est la toute première. Il faut l’écouter, prendre en considération ses envies… Ensuite, je ne crois pas à la mort des media de masse qui continueront bien sûr de fonctionner, en particulier pour les produits de consommation courante - le « vu à la TV » fonctionne toujours malgré tout.
Le Génie imagiin : Pensez-vous que les consommateurs aient profondément évolué en ce qui concerne leur perception du système de diffusion publicitaire ? Qu’attendent-ils selon vous de la publicité aujourd’hui ?
Greg P. : Il semble assez évident que le consommateur n’est plus du tout dupe en ce qui concerne le système publicitaire, même si les media de masse influencent évidemment son avis (même s’il dit l’inverse dans les études). Les consommateurs ont la possibilité maintenant de vérifier ce que les autres pensent de ce même produits et services, et ils peuvent également donner leur avis.
Cela modifie complètement la donne.
Par conséquent, dans un monde de surchoix et d’expositions publicitaires trop grand, il parait évident que le consommateur attend que l’on s’intéresse vraiment à lui, ses envies, ses goûts…
Le CRM (gestion de la relation client) va vraiment pouvoir commencer en quelque sorte.
Le Génie imagiin : Vous qui connaissez de près l’univers publicitaire, pensez-vous qu’il est assez mûr pour amorcer ce changement de stratégie (rémunérer les consommateurs en l’échange d’une attention de qualité)?
Greg P. : Non clairement pas, car les agences media qui maîtrisent le gros du marché n’y ont aucun intérêt pour le moment. Cela reste pour le moment des tentatives intéressantes et qui doivent exister pour justement faire changer les choses.
Le Génie imagiin : Quels conseils donneriez-vous à imagiin, pour améliorer sa communication ?
Greg P. : Sans doute de faire du Guerilla marketing auprès des agences media justement.
À moins de monter un évènement avec des consommateurs, afin de faire entendre leur voix aux media, qui répercuteront sans doute l’information et fera forcément avancer le projet.
Voici un très bon article du Blog Kinoa qui démontre les avantages de l’application du Marketing de la Permission.
« Le Marketingutilise généralement des supports traditionnels tels que TV, radio, affichage, courrier, téléphone, email…etc.
Il est essentiellement basé sur l’intrusionet l’interruptiondans la mesure où il doit attirer l’attention des personnes ciblées (une publicité radio va par exemple interrompre le programme de l’auditeur).
Bien que certaines techniques permettent de segmenter les cibles et de personnaliser le message, le marketing classique reste très généralement basé sur un message de masse : +on touche de monde et +on a des chances d’obtenir des résultats.
Le client est ici réduit à une simple cible qu’il faut toucher et non une personne avec laquelle il conviendrait de dialoguer.
Trop exposé, le consommateur est devenu de plus en plus imperméable à ces techniques marketing. Au final, le marketing traditionnel finit souvent par engendrer l’anxiété et la défiance (le terme « faux» est aujourd’hui le plus souvent associé à la publicité par les consommateurs !).
Avec l’apparition d’Internet et des médias sociaux, le marketing a du intégrer deux nouvelles notions qui ont bouleversé ses fondements :
la permissionet l’authenticité.
La permissiona radicalement modifié la façon qu’ont les entreprises de communiquer. Désormais elles doivent obtenir le consentement des internautes pour leur adresser un message.
Le message intrusif qui ne visait qu’à vendre quelque chose est peu à peu remplacé par l‘instauration une relation de confiance.
De plus, une des premières qualités des contenus proposés doit être l’authenticité.
L’authenticité va permettre d’instaurer la confianceet finalement l’engagement du consommateur vis-à-vis de la marque.
Un véritable dialogue(on parle de conversation) peut ainsi avoir lieu entre la marque et les internautes. Le consommateur devient alors le meilleur ambassadeur de la marque ou de ses produits.
Bien évidemment, tout ceci est très récent et les entreprises doivent expérimenter et mesurer pour comprendre ce qui marche le mieux en fonction de leur propre écosystème ».